"Pourquoi certaines personnes n'arrivent plus à pleurer après le décès d'un proche ?"
- Aline Paghent
- 27 juil.
- 3 min de lecture
« Je n'arrive plus à pleurer. Pourtant, j'aimerais tellement que les larmes viennent. »
Beaucoup de personnes pensent que ne pas pleurer signifie qu'elles ne souffrent pas assez, qu'elles n'aimaient pas suffisamment le défunt ou qu'elles traversent leur deuil « de la mauvaise façon ».
La réalité est bien différente.
Après un décès, notre cerveau met parfois en place une protection pour nous permettre de continuer à avancer malgré le choc. Les émotions sont toujours présentes, mais elles semblent comme enfermées derrière une porte que l'on n'arrive plus à ouvrir.
Quand les émotions restent prisonnières
Le deuil est une expérience profondément bouleversante. Il ne touche pas uniquement nos pensées ; il s'inscrit également dans notre corps.
Certaines personnes ressentent une boule dans la gorge, une oppression dans la poitrine, une fatigue permanente, des tensions musculaires ou encore une sensation de vide. D'autres continuent à gérer le quotidien, à travailler, à s'occuper de leur famille, mais ont l'impression d'être déconnectées de leurs émotions.
Ces réactions sont fréquentes.
Notre organisme cherche avant tout à nous protéger lorsqu'il estime que la souffrance est trop intense pour être ressentie d'un seul coup.
Cette protection est précieuse au départ. En revanche, lorsqu'elle perdure, elle peut empêcher les émotions de circuler et rendre le travail de deuil plus difficile.
Pleurer n'est pas un objectif
Contrairement à une idée largement répandue, mon accompagnement n'a pas pour but de faire pleurer.
Mon objectif est tout autre : créer un espace suffisamment sécurisant pour que la personne puisse déposer ce qu'elle porte depuis parfois des semaines, des mois, voire des années.
Grâce à une écoute profonde, des questions ouvertes, des reformulations respectueuses et un rythme adapté à chacun, je l'aide à retrouver progressivement le contact avec ce qu'elle ressent.
Il ne s'agit jamais de forcer les émotions.
Elles émergent lorsque la personne se sent enfin autorisée à les accueillir.
Le corps parle souvent avant les mots
Au fil des échanges, il arrive qu'un souvenir remonte.
Une phrase prononcée par le défunt.
Une odeur.
Une musique.
Une photo.
Parfois, un simple silence suffit.
Le corps commence alors à relâcher ce qu'il retenait depuis longtemps.
Les larmes peuvent apparaître, mais aussi un soupir profond, une respiration qui s'apaise, un sourire en évoquant un souvenir heureux ou simplement la sensation de retrouver un peu de légèreté.
Toutes ces manifestations ont leur place.
Le deuil ne s'exprime pas uniquement par les pleurs.
Retrouver le droit de ressentir
Dans notre société, beaucoup de personnes apprennent très tôt à retenir leurs émotions.
« Sois fort. »
« Ne craque pas devant les enfants. »
« Il faut avancer. »
À force de vouloir protéger les autres ou de répondre aux exigences du quotidien, certaines finissent par s'oublier elles-mêmes.
Accompagner le deuil, c'est aussi redonner la permission de ressentir.
Sans jugement.
Sans pression.
Sans calendrier.
Chaque parcours est unique.
Vous n'avez pas à traverser cela seul
Demander de l'aide n'est pas un signe de faiblesse.
C'est parfois le premier pas vers une souffrance qui s'allège.
En tant que Thanadoula, j'accompagne les personnes confrontées au deuil avec une présence profondément humaine, une écoute attentive et un espace où chaque émotion peut trouver sa place.
Parce que traverser un deuil ne consiste pas à oublier la personne aimée.
Il s'agit peu à peu d'apprendre à vivre autrement avec son absence, tout en continuant à faire une place à l'amour qui demeure.
Vous traversez un deuil ou accompagnez un proche endeuillé ?
Je vous accueille avec bienveillance, sans jugement et à votre rythme. Ensemble, nous pouvons trouver un chemin pour remettre du mouvement là où les émotions semblent figées.


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